Les débuts

L’impressionnisme

Mouvement novateur pictural français apparu dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Révolutionnaire, donc très critiqué et dénigré à ses débuts, ses principaux représentants sont Monet, Cézanne, Pissaro, Renoir…
Ils utilisent des couleurs vivent et des effets de lumière, négligeant la précision et l’exactitude du trait. Le mouvement se caractérise par la volonté de rendre une impression passagère, le réalisme de la vie quotidienne. Les toiles sont exécutées rapidement en pleine nature, sans détails superflus.


Engis rive gauche – huile sur toile – 70X50 cm


Impressionniste toujours!

J’ai découvert la peinture par l’attrait qu’a suscité une reproduction photographique du tableau de Vincent Van Gogh “Les roulottes”, accrochée face à l’entrée du local qu’occupait ma classe de première année primaire, parce que ce tableau “facile à dessiner” devait être célèbre pour se trouver là! Bien que Vincent soit Van Gogh et pas impressionniste, ce mouvement m’a révélé ce que je considère comme primordial à la qualité artistique : la transgression des normes et convenances, le concret, le vivant, la libre interprétation, la spontanéité. En ce qui concerne la peinture : lumière et couleur essentielles, le bleu de l’ombre, les contrastes, les complémentaires, la profondeur par les tonalités, la touche libre, l’indifférence à l’idéal du beau conventionnel, l’œuvre sans références extérieures. L’impressionnisme m’a révélé la peinture ; cette technique m’a naturellement mené par la suite vers les champs colorés propres à l’expressionnisme abstrait


“Blocus” – huile sur toile 100X100 cm


L’expressionnisme abstrait

Dans les années 1950, de grands noms de l’expressionnisme abstrait ont été exposés à leur insu à des fins stratégiques. Pendant cette période, appelée « Grande Laisse », la CIA promotionnait ce nouveau mouvement artistique dans le cadre d’une véritable guerre de propagande opposant l’occident à l’URSS.
L’expressionnisme abstrait américain se caractérise par la relation entre la gestuelle de l’artiste et son œuvre. Le mouvement se scinde en deux branches : l’Action Painting et le Colorfield Painting. La figure emblématique de la première est Jackson Pollock (1912-1956), lequel pose ses toiles à même le sol : c’est la technique du dripping.
Dans la seconde, la mouvance Colorfield, les artistes, dont Mark Rothko, s’expriment à travers des aplats de couleurs vives dénués de profondeur. Les adeptes de ce style privilégient la constance de motifs formels.




“The dark side” – Acrylique sur toile 100X120 cm


« Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension.» – C.G. Jung – L’âme et la vie
Ceci constitue un des principaux archétypes décrits par Carl Gustav Jung dans le cadre de sa psychologie analytique. L’Ombre est une partie de la psyché formée de la part individuelle qui ne se connaît pas elle même, et dont l’existence même est souvent ignorée. Nous avons tous une part d’ombre, qu’elle soit consciente ou refoulée, elle vit à l’intérieur de nous et nous déployons une certaine énergie pour la cadenasser.  Mais elle resurgit sans crier gare : dans nos pensées, dans nos actions, dans nos projections sur autrui. Elle nous met dans des états d’énervement, d’agacement, de colère pouvant aller jusqu’à la haine de l’autre. Nous fait ressentir la honte, la culpabilité. Elle peut aussi susciter notre admiration ou adulation vis-à-vis d’une personne. Elle traverse constamment nos rêves sous différentes formes.
Notre ombre se construit avec nous en lien avec notre structure familiale, notre éducation, notre religion, notre culture. Ne correspondant pas au modèle proposé,  certaines facettes de notre personnalité vont être refoulées. Pour ne pas perdre l’amour des parents, d’autres parties ne pourront émerger. On peut y retrouver tout ce qu’on aurait pu vivre et qu’on n’a pas choisi, aussi bien notre douceur que notre agressivité ; notre courage et que notre lâcheté ; notre sensibilité et que notre indifférence ; notre froideur que notre passion ; etc.
Le fonctionnement de nos relations – amoureuses ou de couple, de travail, familiales – peut parfois être révélateur de la part d’ombre que nous portons en nous. La désignation de « bouc émissaires », de « malades » ou de « fous » est caractéristique d’une part d’ Ombre projetée sur un individu considéré comme ayant les qualités d’Ombre. Les dissemblances de cette part d’ombre et de la conscience sont sources d’antagonisme, à l’origine de nombreux conflits psychiques, parfois source du caractère et de l’humeur : « Le point de départ est simple : la plupart des hommes ignorent leur ombre. (…) Le plus souvent elle est projetée dans des troubles somatiques, des obsessions, des fantasmes plus ou moins délirants, ou dans l’entourage. Elle est « les gens », auxquels on prête la bêtise, la cruauté, la couardise qu’il serait tragique de se reconnaître.  Elle est tout ce qui déclenche la jalousie, le dégoût, la tendresse». Figuré dans de nombreuses cultures et mythes sous la forme du personnage maléfique, patibulaire mais néanmoins ayant statut de double du héros, représentant le Moi, l’Ombre se retrouve également dans les rêves, et dans les projections psychiques liées par exemple à la peur de l’autre. In Fine, pour Louis Aragon: “Il n’y a pas de lumière sans ombre” (J’abats mon jeu – 1959)

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